La région de Sherbrooke manque cruellement de travailleurs qualifiés

Rédigé par: Le Journal de Montréal - Shanny Hallé - Agence QMI

Un manque de main-d'oeuvre historique! C'est ainsi que Sherbrooke Innopole qualifie la situation.

«C’est assez critique. Non, de mémoire, je n’ai jamais vécu ça. Le premier enjeu qui vient en top de liste, ce n’est pas le besoin de financement, ou de trouver des clients. Non, c’est la main-d’œuvre», explique Josée Fortin de Sherbrooke Innopole.

Des machinistes, des soudeurs, des journaliers… Dans le parc industriel de Sherbrooke, près d’une entreprise sur deux est à la recherche de main-d’oeuvre.

Chez De la Fontaine, on doit combler une quinzaine de postes d’ici l’automne.

«Je pense que dans toutes les entreprises actuellement, on est à la recherche de personnel. C’est sûr qu’on veut attirer les meilleurs candidats, les personnes les plus qualifiées», explique Geneviève Couture, conseillère marketing et ressources humaines, chez De la Fontaine.

Actuellement, le taux de chômage se situe en bas de 6 % en région. Toutefois, il est difficile de chiffrer le nombre de postes vacants dans la région.

«Le recrutement de masse est un gros défi. On participe, on essaie de toutes les façons de recruter, avec des programmes de référencement, des employés. Mais ce n’est pas facile d’aller chercher des cv», explique Martin Ball, président et chef à la direction de Wiptec Pick, Pack & Ship.

Cinquante employés de Neptune Technologies ont perdu leur emploi cette semaine. Toutefois, ils ne risquent pas de rester sur le chômage bien longtemps. Une vingtaine s’entre eux sont déjà en processus pour être relocalisés.

«Avec la situation de plein emploi actuel, ça va être très facile pour ces employés-là de se replacer», ajoute Mme Fortin.

Le manque d’employés peut avoir des conséquences importantes, comme freiner le développement et la croissance de certaines entreprises.

«Il va falloir être imaginatif et penser à l’extérieur de la boîte, mais on pense déjà à des avenues, à des solutions», dit Mme Fortin.

Pour sortir de cette impasse, Sherbrooke Innopole planche sur des stratégies comme l’automatisation des procédés, la valorisation des emplois auprès des jeunes, et développer les programmes de stages et de rétention des étudiants étrangers.

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